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LA GROSSESSE « PHYSIO »

24 Oct.

Grossesse « physiologique », un terme très employé mais pas toujours simple à comprendre. Pour nous éclairer sur ce sujet Marie, sage-femme et cadre du service de la maternité et Mallorie, sage-femme ont répondu à nos questions.

Qu’est-ce qu’une grossesse physiologique ?

Mallorie : Une grossesse est dite physiologique lorsqu’elle ne présente pas de complications. On peut dire que c’est une grossesse « normale ». D’ailleurs, la grossesse n’est nullement considérée comme une maladie.

On entend bien souvent le terme de « projet de naissance », qu’entendez- vous par ce terme ?

Marie : Le projet de naissance  est un document dans lequel les parents expriment leurs souhaits relatifs à l’accouchement.  Ce projet démarre à la préparation et se termine lors des premiers soins du nouveau-né. Au CHP Saint-Grégoire, nous souhaitons rendre  les parents acteur de la naissance de leur bébé. C’est un moment unique et exceptionnel. Le projet de naissance est une façon d’amener les couples à exprimer ce qu’ils souhaitent et à réfléchir également à l’après naissance.

Mallorie : Il est abordé en consultation. Parfois les couples ont déjà une vision précise de ce qu’ils souhaitent mais ce n’est pas toujours le cas. Notre rôle est alors de les informer sur toutes les possibilités et de répondre aux questions. On ne promet jamais quelque chose qu’on ne peut pas assurer mais on fera en sorte que le projet de naissance soit respecté et soit au plus proche de leur demande.

Marie : Les parents expriment souvent dans le projet de naissance le souhait de ne pas être séparé de l’enfant. Au CHP Saint-Grégoire, nous mettons tout en œuvre pour que ce souhait se réalise. Par exemple, lors d’une césarienne, le conjoint peut être présent.  Le lien entre les parents et l’enfant a toujours été une conviction pour nous et le label  » Hôpital Ami des bébés  » vient aujourd’hui certifier cette démarche.

Quel est le suivi d’une grossesse physiologique ?

Mallorie : Dans le cas d’une grossesse physiologique, le suivi peut être réalisé par une sage-femme. Au CHP Saint-Grégoire, nous proposons un suivi soit par une sage-femme soit par un gynécologue. Parmi les sages-femmes qui exercent sur le site du CHP Saint-Grégoire certaines travaillent au sein de la maternité et donc également au bloc obstétrical où elles réalisent les accouchements. Elles assurent le suivi de grossesse, l’entretien prénatal, des visites de la maternité et les consultations post-natales.  Au moindre risque, un avis est demandé à un gynécologue-obstétricien. En fonction des examens complémentaires, il déterminera la conduite à tenir pour la suite de la grossesse.

Dans le cadre du suivi de grossesse, la sage femme assure la surveillance et le suivi médical de la grossesse. Nous avons la chance sur site de travailler également avec des consœurs libérales qui proposent la préparation à l’accouchement classique ou de la sophrologie (séances de prépa et entretien prénatal précoce, suivi de grossesse) ainsi que des consultations en tabacologie et la rééducation périnéale en post natal. C’est une vraie richesse car nous pouvons accompagner les parents dans toute cette belle aventure.

Retrouvez toutes les étapes du suivi de grossesse mois par mois sur le site de la maternité.

Qu’en est-il du jour J ?

Marie : Dans le cadre de la grossesse physiologique, une surveillance est mise en place par du personnel médical dont une sage-femme dans un cadre le plus naturel possible en suivant le projet de naissance. Plusieurs méthodes sont mises en place pour accompagner les mamans notamment la méthode De Gasquet. Il s’agit d’un ensemble de postures proposées aux femmes pendant le travail pour le faciliter. Nous utilisons également, selon les préparations suivies par les mamans  le ballon, les massages, la relaxation etc. Nous avons également une salle nature. Les conjoints sont essentiels à tous ces moments et nous les guidons pour accompagner au mieux la future maman.

Nous proposons des réunions d’information sur les rythmes, compétences du nouveau né et sur l’allaitement maternel : véritable échange, ces moments permettent aux femmes d’appréhender la venue de leur bébé en ayant des informations précises sur l’après (signes d’éveil, moments où l’enfant montre qu’il est prêt à téter, recommandations…)

Mallorie : Selon leurs souhaits exprimés dans le projet de naissance, nous essayons de voir jusqu’où elles peuvent et veulent aller sans péridurale . Le confort est extrêmement important. Les mamans peuvent déambuler ! Nous préservons l’intimité des couples avec de petites équipes de prise en charge. Et surtout, nous communiquons ! Nous expliquons toutes les procédures, c’est à dire pourquoi on le fait, comment on le fait et comment le conjoint peut y prendre part.

Juste après la naissance, c’est notamment le moment privilégié du peau à peau. Tout est fait dans la salle de naissance si possible y compris les premiers soins du bébé.

Qu’en est-il des césariennes, épisiotomies… ?

Mallorie : Nous savons qu’en respectant la physiologie des femmes, nous faisons face à moins de complications. Bien évidemment, nous réalisons aussi des césariennes quand cela est nécessaire pour la sécurité du nouveau-né et de sa maman. Nous avons un taux de césarienne inférieure à la moyenne nationale et équivalente à celle des autres maternités du territoire.  En fait, nous réalisons toujours une évaluation entre le bénéfice et le risque que ce soit pour la réalisation d’une épisiotomie (geste non systématique), les extractions instrumentales… Le couple est informé et peut ainsi mieux appréhender la situation. On se demande toujours « Est-ce dans l’intérêt du bébé et de sa maman » ?

Quelle est la place du conjoint le jour J ?

Marie : Il a une place centrale à tous les moments. Il accompagne sa femme, il la soutient, il est invité à poser des questions si besoin, bref il est acteur.

Pendant le travail,  il aide à la gestion de la douleur et  peut prendre le relais des sages-femmes sur des postures, bercer la femme avec le ballon, la masser etc.

Lors de la naissance, il peut accueillir le bébé avec sa femme s’il le souhaite ou encore couper le cordon. Le conjoint peut être présent en salle de césarienne (sauf cas particuliers) et rester 24h/24 en maternité s’il le souhaite.

L’espace réveil est juste à côté du bloc, ils peuvent donc être tous les trois ensembles après la naissance. Nous mettons tout en œuvre pour qu’il n’y ait pas de  rupture du lien parents- enfant.

Quels sont les bénéfices du peau à peau ?  

Mallorie : Au CHP Saint-Grégoire, le peau à peau est considéré comme un véritable soin car ses bénéfices sont reconnus scientifiquement.  Ce n’est ni pour faire joli, ni juste du confort.  Les bénéfices sont multiples, voici quelques exemples. Il permet au bébé de mieux réguler sa température ainsi que sa glycémie. De plus, Il retrouve des odeurs (odeur colostrum= odeur du liquide amniotique) et des sons connus (battement du cœur de sa mère..), il est ainsi plus rassuré et détendu : la rupture est moins brutale entre le ventre de la maman et l’extérieur. C’est assez amusant, on observe bien que les bébés qui pratiquent le peau à peau sont des bébés qui pleurent moins en général.

Cette méthode favorise également la mise en place de  l’allaitement maternel ainsi que sa durée sur le long cours. Si on le laisse, le bébé ira naturellement vers le sein (séquence de comportement inné).

Dans tout ça le conjoint à un rôle d’accompagnement  car la femme peut être fatiguée après le travail.

 

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