Suivez-nous
6 boulevard de la Boutière
CS 56816 35768 SAINT-GREGOIRE

endometriose-chp-saint-grégoire Rennes

Endométriose : comprendre la maladie

10 Oct.

Le Dr Chevallier, le Dr Lorand et Dr D’Halluin, gynécologues spécialisés en procréation médicalement assistée et en chirurgie gynécologique mini-invasive au CHP Saint-Grégoire, nous présentent les principaux symptômes, les traitements et lèvent le voile sur la question de la fertilité.

L’endométriose : qu’est-ce que c’est ?

Pathologie bénigne qui touche 1 femme en âge de procréer sur 10, l’endométriose reste une maladie complexe à comprendre pour les patientes et impossible de prévenir. Elle nécessite une prise en charge spécifique par des équipes spécialisées.

L’endomètre (muqueuse de l’utérus) est constitué de cellules permettant l’implantation de la grossesse. C’est cette muqueuse qui s’élimine tous les mois par les règles en l’absence de grossesse. Ces cellules recouvrent l’intérieur de l’utérus. Pour des raisons encore inconnues, ces femmes touchées par l’endométriose voient leurs cellules « migrer » en dehors de l’utérus. Ces cellules présentes en dehors de l’utérus, peuvent former des « kystes d’endométriose »dans les ovaires et atteindre les autres organes du petit bassin (vessie, intestin…).

Les lésions d’endométrioses s’accumulent donc à chaque cycle menstruel. Les lésions les plus anciennes cicatrisent mais à chaque épisode de règles de nouvelles lésions peuvent subvenir.

 

Endomètre schéma - Chp Saint-Grégoire

 

« L’endométriose est une pathologie bénigne mais qui agit comme une pathologie maligne car cette maladie peut avoir tendance à s’infiltrer et à progresser dans tous les tissus alentours » précise le Dr Lorand.

Les symptômes principaux de l’endométriose

Certaines femmes ne ressentent aucun symptôme alors qu’elles sont atteintes de cette maladie et peuvent le découvrir fortuitement. D’autres femmes peuvent avoir des symptômes plus importants :

  • La dysménorrhée: le symptôme le plus fréquent; ce sont les douleurs durant les règles
  • La dyspareunie: ce sont les douleurs pendant les rapports sexuels
  • L’infertilité qui est l’impossibilité d’obtenir spontanément une grossesse sans aide médicale

En fonction des localisations peuvent s’associer d’autres symptômes :

  • Douleurs ou difficultés à aller à la selle pendant les règles (symptômes digestifs)
  • Douleurs dans le bas ventre en dehors des règles
  • Envies pressantes d’uriner ou douleurs pendant la miction
  • Saignements digestifs

Il est possible qu’une infiltration se produise au niveau de l’intestin et de la vessie.

« La sévérité anatomique de cette maladie n’est pas parallèle aux symptômes ressentis par la patiente » Dr D’Halluin. C’est à dire que la patiente peut avoir une petite endométriose au niveau anatomique mais peut avoir des symptômes très sévères et vice-versa.

Une femme ayant des règles très douloureuses et invalidantes dans la vie quotidienne ne doit pas hésiter à consulter.

Endométriose : le traitement médical et chirurgical

Traitement médical

Malgré le fait que la pilule soit actuellement critiquée, les spécialistes insistent sur le fait qu’il reste l’un des premiers traitements pour ces patientes.

 » L’un des axes de traitement est de limiter les épisodes de saignements pour enrayer l’apparition de nouvelles lésions. La prise d’une pilule contraceptive permet de diminuer ou supprimer les règles et joue donc un rôle important sur les douleurs » précise le Dr Chevallier.

Traitement chirurgical

Si le traitement médical est impossible ou inefficace, une chirurgie est nécessaire. L’objectif de l’opération va être de retirer toutes les localisations d’endométriose en préservant le plus possible les organes (tube digestif, vessie…), les nerfs mais surtout les ovaires pour ne pas abîmer les réserves ovariennes de ces femmes.

« L’intervention chirurgicale ne sera pas envisagée de la même manière chez une jeune femme ayant un projet de grossesse ou chez une patiente ayant déjà mené ses projets de maternité » précisent les spécialistes.

Des techniques de pointes : le Robot Da Vinci

Différentes techniques et voies d’abord chirurgicales sont possibles. L’intervention chirurgicale peut se faire sous cœlioscopie mais également grâce au robot Da Vinci. Cet apport innovant permet aux chirurgiens d’effectuer des gestes très précis grâce à une vision en 3D du champ opératoire.

Le CHP Saint-Grégoire est doté depuis 5 années de ce robot.  Plus de 800 interventions ont été pratiquées par notre équipe.

Une équipe chirurgicale pluridisciplinaire : un plateau technique complet au service des patientes. 

Au CHP Saint-Grégoire, les chirurgiens gynécologues travaillent en collaboration avec leurs confrères radiologues, gastro-entérologues, chirurgiens urologues et chirurgiens digestifs.

Cette collaboration est indispensable pour limiter au maximum les interventions multiples souvent difficiles et mal vécues par les patientes. L’objectif est de tout mettre en œuvre pour retirer les lésions endométriosiques lors d’une intervention unique.

Une approche globale pré-opératoire est nécessaire associant une analyse radiologique fine de chaque dossier et une discussion pluri-disciplinaire.

Plusieurs examens peuvent nous aider à préciser les différentes localisations d’endométriose.

L’endométriose et la fertilité

Les troubles de la fertilité sont fréquemment associés. La contribution des spécialistes de la PMA (procréation médicalement assistée) est également primordiale. Une fois par mois, l’équipe de Saint-Grégoire collabore avec le CHU à  l’hôpital Sud de Rennes pour valider  la prise en charge des cas les plus complexes.

Selon le Dr Chevallier « l’infertilité concernera 50% des femmes atteintes, nous devons donc nous soucier de préserver la fertilité de ces jeunes femmes. Elles pourront alors plus facilement mener à bien leur projet de maternité. »

Nous réalisons un bilan hormonal complet analysant la réserve ovarienne.

Ces femmes ont souvent une réserve ovarienne abaissée; c’est à dire qu’elles ont moins de chances d’obtenir une grossesse qu’une femme non atteinte par la maladie. Les jeunes femmes n’ayant pas encore de projet de grossesse peuvent se voir proposer « une préservation de fertilité ». Leurs ovaires sont stimulés puis ponctionnés. Les ovocytes sont congelés, préservés et pourront être utilisés en cas de difficulté à obtenir une grossesse par la suite.

 

 

© 2018 Centre Hospitalier Privé Saint-Grégoire // Groupe Vivalto Santé // Création Agence Gosselin