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Centre Enfance et parentalité: deux nouvelles psychologues infanto-juvéniles.

16 Jan.

Au Centre Enfance et Parentalité du CHP Saint-Grégoire, Catherine BORJA et Laurence BRIEND-GUY, psychologues cliniciennes spécialisées en psychopathologie infanto-juvénile reçoivent enfants et parents. Nous les avons rencontrées…

En quoi consiste votre métier de psychologue ?

C BORJA – L BRIEND-GUY : Au Centre Enfance et Parentalité, nous offrons un lieu d’écoute et d’expression pour les enfants, les adolescents, les parents, les familles qui éprouvent des difficultés au quotidien (scolaires, relationnelles, émotionnelles…), qui traversent un moment de vie douloureux (deuil, séparation, divorce, traumatisme…). Dans tous les cas, notre accompagnement vise à apaiser la souffrance psychique de la personne accueillie, à l’aider à comprendre ce qui (lui) arrive, ce qui la fait souffrir, ce qui l’interroge, et à l’aider à trouver des solutions qui lui permettront de dépasser ses difficultés et mieux vivre ainsi dans son corps, et avec les autres.

L BRIEND-GUY : Ce qui motive la demande de consultation est le plus souvent un comportement de l’enfant qui interroge, qui inquiète. Parfois, les parents souhaitent consulter pour un avis, échanger sur un point qui fait question, ou prendre de la distance à propos d’une situation délicate.

C BORJA : Cette prise en charge peut s’effectuer dès la naissance. Pour autant, il est parfois nécessaire d’accompagner la mère durant sa grossesse jusqu’à sa rencontre avec le nourrisson. Les suivis psychologiques s’organisent donc, autour de l’enfant, de sa famille et tout au long de son développement.

Que traitez-vous ?

L BRIEND-GUY : La demande de consultation s’initie aussi régulièrement par les parents sur indication de l’école ou sur conseil du pédiatre ou du médecin : l’enfant est « trop agité », « trop inhibé », « pas concentré », en difficulté dans la relation à ses pairs,… Les difficultés qui résultent d’un changement dans la vie quotidienne de la famille peuvent également occasionner une demande de consultation : une naissance, la séparation des parents, un deuil, un déménagement…

C BORJA – L BRIEND-GUY : nous abordons également des problématiques comme : les difficultés alimentaires (troubles de l’oralité chez l’enfant), les troubles du sommeil, l’angoisse de séparation chez le petit enfant, l’agitation et l’hyperactivité, les troubles de l’adaptation sociale et des apprentissages, les phobies, les phases régressives, l’énurésie, l’encoprésie…

C BORJA : Comme nous l’avons vu précédemment, la consultation psychologique peut s’organiser indépendamment de l’enfant, autour de la relation mère-enfant ou père enfant. Par exemple, dans le suivi maternel post accouchement, lors d’un état dépressif passagé, post-partum blues (baby blues), ou lors de problématiques personnelles, de couples ou familiales, dans le soutien à la parentalité ou des difficultés dans le maternage.

Pour vous, quelle position professionnelle est requise dans votre métier ?

C BORJA – L BRIEND-GUY : L’écoute soutenue, l’attention, l’empathie sont les premières compétences que nous mettons en œuvre chaque jour. Nous accueillons chacun (enfant, adolescent, parent) dans le respect de sa singularité et de son histoire familiale et dans le respect du code de déontologie des psychologues. La confidentialité absolue et le secret professionnel sont garantis.

Concrètement, comment se passent les séances ?

L BRIEND-GUY : L’entretien clinique est l’outil principal du psychologue clinicien. Il forme un cadre et un moyen pour permettre les conditions les plus favorables à l’expression de la parole, à la compréhension et à la résolution des difficultés qui ont motivé la demande de consultation.

Avec les enfants qui ne verbalisent pas encore ou pas aisément, j’adapte ce cadre en proposant différents supports d’expression, tels que le dessin, la pâte à modeler ou tout autre élément de jeu permettant à l’enfant de construire des scénarios, de mettre en scène, d’inventer des histoires. Je propose un espace, l’enfant s’en saisit de la manière qu’il le souhaite, parfois de manière tout à fait inattendue.

C BORJA: Le dessin, la pâte à modeler, la maison de poupée sont mes outils favoris. Quand la parole vient à manquer et que l’enfant ne peut pas s’exprimer par les mots, j’utilise le jeu. Celui-ci fournit un « texte » analysable et vient ouvrir le théâtre du monde intérieur de l’enfant. Ainsi, l’enfant symbolise et met en scène ses angoisses, ses peurs. Il peut ainsi confier son histoire. Ce qui l’occupe, le dérange et l’effraie est exprimé, verbalisé.

Avec qui collaborez-vous dans cet accompagnement ?

C BORJA : Nos collaborations sont nombreuses et c’est là la richesse de travailler au sein d’un centre dédié à l’enfance et à la parentalité. Par exemple, les neuropsychologues réalisent un bilan cognitif qui sert à nos prises en charge. En ce qui concerne les troubles de l’orientation, du  temps et de l’espace nous travaillons de concert avec les psychomotriciens. Bien sûr je collabore avec l’équipe médicale afin de bien m’assurer que le problème qui occupe le patient ne relève pas dans un premier temps d’une pathologie médicale et je travaille également en lien avec le pédopsychiatre à qui je peux référer un patient qui relèverait plus d’une pathologie mentale.

L BRIEND-GUY : Tout comme ma consœur, je travaille avec les professionnels de santé. Ponctuellement, je peux être sollicitée par les équipes éducatives d’écoles maternelles ou primaires, pour échanger à propos de la situation d’un enfant. Je travaille également avec les services sociaux et médico-sociaux (CDAS, CMP,…), si la situation d’un enfant que je rencontre dans le cadre de mes consultations, le réclame.

C BORJA – L BRIEND-GUY : Nous misons beaucoup sur le travail pluridisciplinaire qui s’initie au Centre Enfance et Parentalité actuellement. D’une part, car nous proposons en un même lieu, différents espaces thérapeutiques pouvant permettre un accompagnement, une prise en charge thérapeutique globale dans l’intérêt des personnes accueillies. D’autre part, car ces nouveaux partenariats répondent également à un souci de prévention des difficultés pouvant émerger à l’occasion de périodes délicates, pendant la petite enfance, l’enfance ou l’adolescence (1ère séparation mère-enfant, naissance d’un puîné, entrée au CP, au collège, …). Enfin, travailler à plusieurs dans l’intérêt de la personne, est à la fois passionnant et très enseignant.

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